Poursuivant une recherche de dépouillement, Arvo Pärt signe en 1976 Für Alina, pièce pour piano aujourd’hui célèbre, en rupture nette avec ses premières œuvres, qui pave la voie à l’élaboration de sa ligne directrice, qu’il qualifie lui-même de « tintinnabulement ». Il la décortique dans ce clip fascinant.http://www.youtube.com/watch?v=c08i_9gumJs
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Assistante de Chostakovitch de 1954 à 1959, Sofia Goubaïdoulina est influencée par toutes formes de musiques rituelles, par la mystique chrétienne et la philosophie orientale. Elle elle a reçu de nombreux prix, dont le prix international du disque Koussevitzky (1989 et 1994), le prix Franco Abbiato (1991), le Heidelberger Künstlerinnenpreis (1991) et le prix de l’État russe (1992).
Elle a aussi écrit une charmante série de 14 pièces « pédagogiques », Musical Toys, défendus avec conviction par Marie-Claire Le Guay sur son tout nouvel enregistrement.
Vous pouvez les écouter en cliquant sur l’album. (Je ne saurais trop vous recommander l’écouter de l’envoûtant Introitus également, sur le même disque.) Les partitions sont disponibles chez Schirmer et plusieurs distributeurs de partitions en ligne.
Lynne Gagné
Jeune, belle et dynamique. Mélina Claude ne cesse de nous surprendre par ses compositions riches en créativité. Pourtant, ce n’est que depuis 2006 que Mélina a décidé d’écrire sa musique en partition même si elle s’adonne à la composition et à l’improvisation au piano et à la guitare depuis l’âge de 7 ou 8 ans. C’est grâce à une œuvre particulière que son désir d’écriture réelle naît. Mélina a composé une pièce pour sa mère alors qu’elle luttait contre la maladie et c’est suite à cette bataille gagnée qu’elle écrit sa première partition qui lui a été dédiée. Rapidement, elle se voit offrir des commandes qui lui confirment cette passion de l’écriture qu’elle avait cultivée depuis un bon moment déjà. À l’heure actuelle, elle a plublié la « petite suite pour Thérèse » mais elle se promet de publier une douzaine d’œuvres d’ici 2010.
Malgré son jeune âge, Mélina a déjà une quanrantaine d’œuvres à son actif pour piano solo et piano à quatre mains de différents niveaux de difficulté. Il faut dire qu’elle improvise depuis presque toujours (« depuis toute petite »). À ce moment elle se plaisait à improviser dans tous les styles en touchant un peu au style jazz et blues. C’est ce qui l’amènera à se perfectionner auprès de compositeurs tels que Allan Crossman. Mais Mélina se considère avant tout comme une autodidacte. Elle aime suivre son instinct qui la guide de façon très sûre. D’un simple élan, un thème, une mélodie, cette jeune compositrice se laisse emporter dans une dimension d’images et de narration d’où nait simultanément une recherche harmonique qui sort des sentiers battus, des conventions traditionnelles. La liberté musicale est son pôle d’attraction et elle ne fait aucun compromis pour satisfaire cette attirance, que ce soit par le métissage de genres ou le défi des règles (« déconstruire certaines règles» écrit-elle). Mélina n’a qu’un seul objectif la recherche de textures musicales. Lisez la suite
La fédération canadienne des professeurs de musique a mis sur pied un concours de composition qui visait la production d’une pièce pour jeunes pianistes de niveaux 2e ou 3e année. Les responsables ont reçu 80 partitions cette année. La lauréate en est Sarah Konecsni, pianiste et compositrice de la Saskatchewan. On peut télécharger gratuitement A Canadian Portrait ici jusqu’au 30 novembre 2009…
Joëlle Coudriou
Si je devais emporter mes albums préférés sur une île déserte, je n’oublierais pas de mettre dans mes bagages la bande originale de La Double Vie de Véronique, un des films les plus émouvants du fameux cinéaste polonais Krzysztof Kieslowski dans les années 90. Tout récemment, au hasard d’un échange de fichiers musicaux par Internet, me sont revenus les moments d’extase pure à écouter en boucle le fameux Concerto en mi mineur de Zbigniew Preisner – publié sous le nom fictif de Van Den Budenmayer – en communion avec beaucoup d’autres personnes dans le monde. Étonnante musique qui, pour paraître faussement minimaliste, est tellement évocatrice, onirique, aérienne et source de profondes émotions ! Et puis la voix de la cantatrice sur les paroles de Dante Alighieri, dans le deuxième chant de l’Enfer, Verso il Cielo, dont l’émotion est décuplée par la scène dans laquelle la jeune chanteuse meurt sur scène en l’interprétant. Voix angélique, atmosphère passionnée, pureté de la mélodie et crescendo dramatique sans effet inutile. Une méditation lyrique sur le thème de l’identité savamment soutenue par l’orchestration.
De fait, j’ai éprouvé le désir de redécouvrir les œuvres connues de ce compositeur à l’univers original et d’en découvrir de nouvelles. J’ai finalement porté mon choix sur le grandiose Requiem for my Friend, achevé après la mort de son partenaire et ami, Krzysztof Kieslowski. Mais à la vérité, de ses œuvres, j’ai tout aimé. Tout au plus ai-je une admiration particulière pour la bande originale de Trois couleurs : Bleu, mais cela n’a pas seulement à voir avec la musique, c’est tout l’ensemble qui est un chef-d’œuvre du cinéma polonais.
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