Il y a quelques semaines, un ami du temps de l’Université m’a retracée. Après avoir échangé quelques nouvelles, il avance, l’air de rien: « Tu es l’une des seules personnes que je connaisse de notre promotion à être encore en musique. » Sur le coup, j’ai haussé les épaules. En y réfléchissant bien, je me suis dit que, en effet, le constat était assez saisissant pour qu’on s’y attarde.

Bien sûr, je connais des dizaines de musiciens professionnels; certains œuvrent sur des scènes internationales (généralement, ce sont les artistes que j’interviewe), d’autres à plus petite échelle: enseignement, accompagnement d’étudiants, direction de chorales amateures, pigistes… Mais, effectivement, à part ce copain (qui accompagne des classes de ballet et enseigne), je ne peux identifier qu’un seul autre instrumentiste ayant gradué cette année-là dont j’ai reconnu le nom sur des listes de musiciens d’orchestre à quelques reprises.

Est-ce à dire que l’université ne nous prépare pas adéquatement pour la « vraie vie » de musicien? Je pense qu’il y a une part de cela. Selon l’université que vous fréquentez aujourd’hui, vous pourrez suivre des cours de pédagogie de l’instrument (assez essentiel, admettons-le), d’accompagnement (je sais, ce n’est pas tout le monde qui aime la collégialité de cette forme musicale), de gestion de carrière (on s’ouvre enfin à cette possibilité). Si le cours d’accompagnement est très souvent offert, il en va tout autrement des deux autres. Je l’avoue bien franchement: mes acquis dans ces domaines, je les ai appris sur le tas, tout comme les notions, selon moi essentielles, d’histoire de l’art, d’ouverture à la littérature, de connaissance (au moins minimale) du monde de la danse, du théâtre, du monde des arts visuels. Les artistes ne sont jamais entièrement isolés dans leur geste créateur.

Il faut bien l’admettre, l’école forme des interprètes surspécialistes, qui ont passé des heures dans des locaux de pratique, sans aucune notion de culture générale. Comment faire progresser un art musical sans s’alimenter à d’autres sources? Cela reste impossible à long terme, selon moi, ce qui explique quelques défections rencontrées. Il y a aussi bien sûr tous ces musiciens désabusés qui réalisent, un jour ou l’autre que, non, ils ne seraient pas le prochain Brendel. Pas toujours facile à gérer pour les egos souvent fragiles. Je me rappelle encore combien j’avais été abasourdie, quatre ou cinq ans après ma graduation, de rencontrer une ex-collègue pianiste, devenue… caissière chez IKEA! J’en ai encore des frissons.

À l’autre extrémité de l’arc-en-ciel, il y a les amateurs de plus ou moins haut niveau, qui n’en finissent jamais de m’étonner. Ceux qui, malgré une carrière en médecine, en droit, en finance, une famille nombreuse, continue de pratiquer de façon quotidienne, avec ferveur ou en dilettante selon les tempéraments. Parfois, ils grincent des dents devant une difficulté technique qu’ils ne savent plus repousser. Souvent, ils rognent sur leurs heures de sommeil pour inclure deux heures de travail quotidien, une fois les enfants couchés.

Hier soir, j’ai assisté à un concert-hommage, à la mémoire de Thérèse Gingras, pédagogue qui a formé des générations de pianistes pendant un demi-siècle. (Le cancer a malheureusement eu raison d’elle avant qu’elle ne puisse célébrer officiellement ces noces exceptionnelles.) J’ai entendu des pianistes de 8 à 50 ans, heureux de faire de la musique, tout simplement. Oui, il y a eu quelques accrocs, finalement assez anodins. Oui, les coeurs battaient la chamade avant de retrouver les planches après 25, 30, 35 ans. Mais il y avait une telle joie qui se lisait sur les visages après le concert! Je repense au visage fermé de certains musiciens d’orchestre trop souvent rencontré et je m’interroge sérieusement. Quelle part de notre vie la musique doit-elle occuper? Doit-on vraiment devoir choisir entre vivre de la musique (une rareté) ou vivre la musique? Je pencherais plutôt pour la seconde option… Et si, demain, ou lui faisait vraiment fête? LR


Nous apprenions avec tristesse le décès de Thérèse Gingras au terme d’une lutte contre le cancer, le 25 avril 2009.

Pianiste, elle partagea son amour de la musique avec ses élèves pendant plus de 50 ans, en leur fixant toujours des critères d’excellence. Elle fonda le Studio de la rue Souvenir et y enseigna avec un dévouement total jusqu’à la veille de son hospitalisation. Elle fut aussi l’une des membres fondateurs du concours Inter-élèves de l’École de musique Vincent-d’Indy, où elle fut une professeure affiliée jusqu’à son décès. Pédagogue de grand talent et de grande réputation, elle donna de nombreuses classes de maître à travers le Québec, enseigna dans des camps musicaux (dont celui des Laurentides à Saint-Adolphe-d’Howard), anima des ateliers de pédagogie à l’intention de professeurs de piano dans plusieurs établissements d’enseignement de la province.
Elle poursuivit aussi une longue carrière comme soprano dans les chœurs de diverses formations à Montréal, en tournée, à la télévision et sur disque : chœurs de l’Opéra de Montréal, de l’Orchestre symphonique de Montréal, de Radio-Canada, des Grand ballets canadiens et plusieurs autres.

Un concert a été mis sur pied pour lui rendre hommage, ce vendredi 19 juin, 19 h 30, salle Marie-Stéphane, École de musique Vincent-d’Indy. On peut réserver sa place en composant le 514-656-3460 ou par courriel au hommage.gingras@gmail.com

La fédération canadienne des professeurs de musique a mis sur pied un concours de composition qui visait la production d’une pièce pour jeunes pianistes de niveaux 2e ou 3e année. Les responsables ont reçu 80 partitions cette année. La lauréate en est Sarah Konecsni, pianiste et compositrice de la Saskatchewan. On peut télécharger gratuitement A Canadian Portrait ici jusqu’au 30 novembre 2009…

Julie Wilson

Violons, violoncelles et flûtes s’accordent pour régler le battement de leur Cœur sur celui du piano à queue noir étincelant. Il trône au milieu de la scène et dans quelques secondes à peine, fera vibrer tout un public. Une petite fille vient assister pour la première fois à un concert de piano dans une salle illustre, la salle Garnier de l’Opéra de Monaco. Ses yeux émerveillés parcourent le plafond en attendant que l’artiste entre en scène. Elle examine avec attention les muses, une à une. Elles semblent protéger les musiciens depuis les étoiles.

Un premier applaudissement la ramène brusquement à la réalité. Devant elle se dresse une femme immense à l’allure peu commune. Avec les jeux d’éclairage, sa peau est blême comme la lune. Son visage exsangue disparaît sous une frange épaisse. Quelques mèches négligentes s’échappent de ces longs cheveux, aussi noirs que l’ébène, rassemblés en queue de cheval. Avec cette coiffure, elle semble venir d’un pays lointain balayé par des rafales. Elle est si haute que l’enfant du premier rang la suit du regard comme on cherche la cime d’un arbre. Elle a l’apparence d’un chêne fragile qui penche.

Lisez la suite

Dans cet essai remarqué, Catherine David trace des parallèles assez fascinants entre deux arts qu’elle pratique en amateur: le piano et le taï-chi. S’attardant sur les gestes qui leur sont propres mais aussi sur les qualités requises pour progresser dans les deux domaines - patience, technique, application, répétition -, elle nous convie à un voyage poétique, par moment presque mythique, dans la philosophie des disciplines. Nous vous proposons ici quelques extraits à s’approprier.

« Comment maîtriser cet assemblage hasardeux de règles, de désirs, de savoir-faire, et d’approximations? La technique est une jungle pleine de dangers, de pièges, de hauteurs et d’abîmes. Deux mesures difficiles dans une fugue de Bach, une page intraitable de Chopin: le rocher retombe sans cesse. La technique est un monstre, une hydre. ses têtes repoussent à mesure qu’on les tranche. Le pianiste la hait, mais se prosterne devant elle, lui tresse des couronnes et tremble à l’idée de perdre les faveurs de cette Erinye déchaînée qui incarne ses remords. » (p. 63)

« La technique prend appui sur l’image mentale pour rechercher le point d’équilibre entre la pesanteur et la grâce. De ce point de vue, la question “M’aimes-tu?” ou le fait d’écraser du pied un ballon invisible sont de nature identique: ce sont les béquilles du geste. Les images mentales incorporées dans la technique lui donnent sa pleine dimension. Cessant d’être purement mécanique, gymnastique, la technique devient le mode de croissance de l’efficacité expressive, qu’elle soit musicale ou martiale. Elle semble même, parfois, se confondre avec elle. Mais son but reste son propre dépassement: en affinant sa technique, le pianiste prépare le moment où elle cessera de le martyriser pour se mettre à son service. Quand ce but est atteint, même pour un bref instant, la technique est oubliée, ainsi d’ailleurs que les doigts, la partitions, le piano et le pianiste lui-même: seule règne alors la musique. » (p. 150)

« Le pianissimo n’est pas forcément moins présent, moins actif que le forte. Qui osera prétendre que dans les tableaux de la Renaissance les paysages du fond sont moins importants et présents que les visages angéliques du premier plan? Chaque région mérite attention, soin, écoute, regard, sympathie. Et offre en retour le plaisir singulier dont elle est chargée. » (p. 177-178)

Marie Muller

La faune musicale regorge de personnages attachants. Parmi eux figurent les pianistes, caricaturés par Saint-Saëns comme des animaux de carnaval à 10 doigts. Ils se divisent eux-mêmes en différentes espèces. On y trouve le « soliste », animal solitaire expert en acrobaties, exposé au regard de tous dans l’arène du cirque concertique, le « chambriste » ou « musicien de chambre », animal domestique sociable à tendance démocratique et  le « pédagogue » ou « professeur », animal pensant et doué pour la communication verbale un tantinet altruiste. Certains sont le résultat de croisements savants qui font d’eux des « chambristes-à-tendance-solistes », des « solistes-ascendant-pédagogues » ou peut-être bien tout cela à la fois ou successivement. Mais il y a aussi l’« accompagnateur », animal discret et docile, sorte de bête à deux têtes, tout aussi apte à guider son maître qu’à le suivre. Je crois que je suis de cette espèce-là.

Les prémices de l’exploit

J’ai chaque année le plaisir d’accompagner de jeunes musiciens en formation, élèves de diverses structures d’enseignement dont je suis l’accompagnatrice permanente ou occasionnelle. Le printemps s’annonçant, les concerts, concours et examens fleurissent dans les écoles. Je m’attèle alors à visiter le tas de partitions qui se sont dangereusement accumulées sur mon piano au cours des semaines précédentes. Les parcourir du regard. En déchiffrer quelques-unes. En pratiquer les pages les plus acrobatiques en prévision des premières répétitions, prémices d’un prochain concert-marathon. Lisez la suite

Dans une vie, certains moments respirent la fébrilité; d’autres la fragilité, la puissance, la terreur, l’exaltation. Dans une vie d’artiste, ces émotions se vivent en un étrange synchronisme quand, quelques secondes avant de poser les mains sur un clavier, sur la touche d’un instrument, sur ses clés, nous basculons dans le vide. Si le travail préparatoire a été correctement effectué dans les mois qui précèdent, nous plongeons les yeux grands ouverts. Si les heures investies l’ont été de façon nonchalante, nous pinçons le nez, fermons la bouche et marmonnons une courte prière.

En tant que professeur, on devient bien plus que simple témoin de ce grand saut. À chaque nouvel élève qui escalade plus ou moins élégamment et allègrement les marches qui le rapprochent du moment de confrontation, le cœur s’arrête ou bat la chamade. On voudrait demander grâce : « Mais voyons, impossible! Vous ne pouvez pas me demander de sauter encore, là, tout de suite! Cela fait à peine 15 secondes que j’ai de nouveau les pieds au sol! » Mais, encore et toujours, un peu nerveusement parfois, on se plaque un sourire d’encouragement sur les lèvres, on canalise toute son énergie, on respire profondément et on remet ça, 2 fois, 10 fois, 20 fois. Parfois, on ressent la douce griserie de planer en toute liberté, soulevé par des phrases musicales complétées, par un souffle inspiré, par une poésie du moment. Mais, avec l’expérience, on apprend à ne pas se laisser bercer, se laisser berner : à altitude aussi élevée, les changements de pression atmosphérique sont souvent violents et la chute, vertigineuse lors d’une seconde d’inattention fatidique. Pourtant, par idéalisme, par utopie, par pure folie, nous recommençons. Sans hésiter, nous remontons avec l’élève suivant ou avec le même élève, forcément métamorphosé, l’année suivante, à la recherche d’un autre sommet, d’un nouveau paysage à découvrir.

Certains musiciens détestent le concert. Pour ma part, j’ai toujours mieux joué devant un public (même intime) que seule dans mon studio de répétition. Certains aiment le réconfort d’une routine apaisante; elle me fait grincer des dents, viscéralement. Incapable de vivre dans le carcan du 9 à 5, j’assume mes débordements, et ce, même quand, parfois – souvent – je me retrouve avec plus de défis à relever que d’heures dans une journée. Après 11 ans de publication papier, je lance donc La Muse affiliée dans le grand monde… le virtuel. À une époque où les médias imprimés en arrachent et les quotidiens ferment leurs portes, il m’a semblé logique d’agrandir son réseau d’influences en la positionnant comme un nouveau joueur plus important d’Internet.

Il y a quelques mois, mon hébergeur a balancé les archives de La Muse dans le cybernéant, après un malentendu. J’aurais pu baisser les bras et abdiquer; ce serait mal me connaître. J’ai donc décidé de remonter le tout, de rendre la présentation des textes plus conviviale, mais surtout plus complète. Vous retrouverez ainsi des analyses d’œuvres plus denses, qui intègreront partitions, exemples ciblés de passages à travailler, extraits audio ou vidéo. Le suivi de l’actualité musicale se fera de façon plus régulière, afin que ce site devienne votre site de référence. Si vous êtes de ceux qui préférez lire un texte papier, vous aurez accès à un onglet qui vous permettra d’imprimer les articles de fond et de les conserver dans vos archives pédagogiques. En prenant ce virage technologique, nous souhaitons surtout que des liens se tissent entre les professeurs d’ici et d’ailleurs. À l’heure où les experts se désolent et où les ventes de disques classiques sont en chute libre, osons l’optimisme et utilisons la technologie à notre avantage. Nous ne parlons pas une langue morte. Assumons-la entièrement.
Au plaisir de vous retrouver nombreux à fureter dans les archives virtuelles de La Muse!

En attendant, je vous invite à consulter le PDF du vol. 11 no 3.

Vos élèves vous supplient de leur proposer du matériel pop, mais vous n’osez pas céder, de peur que les arrangements ne soient pas pensés en fonction d’un certain niveau technique? Deux nouvelles séries ont été lancées récemment. La première, chez FJH, In Recital with Popular Music (environ 10 $, avec CD, niveaux multiples), propose des choix plus « classiques ». Dans le premier volume, accessible à tout débutant, on retrouve par exemple It’s a Small World (du manège du même nom de Disney World), Supercalifragilisticexpialidocious (de Mary Poppins), Heigh-Ho (de Blanche-Neige) ou même Misty d’Errol Garner (un standard jazz vraisemblablement inconnu des petits) et Smile de Charlie Chaplin. Un accompagnement est inclus, ce qui rend tout de suite l’arrangement plus intéressant.

Ceux qui suivent également le curriculum du Conservatoire royal de Toronto trouveront de multiples choix de pièce pop dans cette nouvelle série parue chez Hal Leonard, Contemporary Piano Repertoire (environ 13 $, 20 pièces dans le volume 1). On y retrouve aussi bien de la pop (Let it be) que des standards jazz (The Girl from Ipanema, Moon River), des airs de comédies musicales (My Favorite Things, The Phantom of the Opera), de films de Disney (A Whole New World, Circle of Life, Beauty and the Beast) et des ballades (Just the Way you Are, Tears in Heaven).

Jean-François Zygel, le plus mélomane des animateurs et le plus didactique des musiciens, fait un tabac depuis quelques années en France. En effet, en 2006, souhaitant reprendre le concept des Young People’s Concerts du charismatique Leonard Bernstein, il décide d’offrir des leçons de musique publiques à la mairie du XXe arrondissement de Paris. Certaines, filmées, puis éditées par Naïve, nous parviennent enfin. Avec une clarté remarquable et une bonne humeur contagieuse, Zygel décortique dans celui-ci les timbres, le rythme, explique ce qu’est la musique et, l’air de rien, partage des pages incontournables du répertoire. En prime, on pourra apprécier ses explications claires de certains concepts (fugue, anacrouse, etc.) et écouter quelques improvisations. Pour ceux qui n’en auraient pas encore assez, naïve intègre aussi un CD reprenant certains classiques du répertoire, présentés en version intégrale, par des interprètes reconnus (Marie-Josèphe Jude, Blandine Verlet, Orchestre philharmonique de Radio-France, etc.), du Prélude et fugue du Clavier bien tempéré en do mineur du premier livre au prélude de Carmen ou au dernier mouvement du Quintette « La Truite » de Schubert. Qui a dit que la musique classique devait être ringarde?

« Le monde réel, le monde virtuel et l’expérience de la rencontre. Pour nous, c’est un peu entre un sommet de musique classique et un rassemblement scout, conjugué à du speed dating ». C’est en ces termes que le chef d’orchestre Michael Tilson Thomas a présenté le YouTube Symphony mercredi dernier à une salle comble, au prestigieux Carnegie Hall de New York. C’est ce qu’on peut qualifier sans hésitation de postmodernisme!

Tous les musiciens ont été sélectionnés par vidéos et 3 000 n’ont pas hésité à transmettre leur répertoire d’audition de cette manière. Le jury en a ensuite retenu 200 et les internautes ont choisi ceux qu’ils considéraient suffisamment doués pour participer à l’événement. Le soir du concert, 96 musiciens - dont deux Canadiens, le vibraphoniste Gaël Chabot et le violoncelliste Stéphane Tétreault, 15 ans - représentaient fièrement plus de 30 pays. Pourtant, tous n’étaient pas des musiciens professionnels ou jeunes aspirants; dans les rangs, on retrouvait un chirurgien, un mécanicien, un joueur de poker professionnel et une adjointe administrative. Qui a dit que la musique classique était conçue exclusivement pour une élite!

Les cellulaires et les caméras vidéo étaient non seulement permis, mais fortement recommandés. Plusieurs assistaient d’ailleurs à un concert classique pour la première fois. Pendant le concert, ils ont transmis des vidéos à leurs amis, mis en ligne des extraits, ont partagé des alertes Twitter et tous semblaient ravis de leur expérience. Certains pleuraient et plusieurs ovations debout ont été accordées au cours de la soirée, notamment après la création de l’Internet Symphony No. 1 Eroica de Tan Dun. Décrite par le compositeur comme étant « un mariage arrangé comme jadis - arrangé par Google et YouTube », la soirée restera certainement gravée dans la mémoire de tous les participants. Une nouvelle façon d’auditionner à adopter par les grands orchestres?

On peut écouter le concert en ligne ici, sur le poste dédié YouTube

« Anciennes entrées